| Le Musée National du Qatar, par Valérie Ward |
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Après l'inauguration réussie du Musée d'Art Islamique de Doha (MIA) en 2008, le Qatar poursuit ses efforts afin de devenir un "carrefour de la culture et de la communication dans le Golfe" et se lance dans la construction d'une nouvelle institution de classe mondiale.
L'architecte I.M. Pei, lauréat du prix Pritzker, a gagné le premier pari en osant réinventer l'écrin de l'Art Islamique grâce à une architecture futuriste, alliant passé et modernité.
Cette fois c'est Jean Nouvel qui relève le défi. Architecte de renom sollicité à Abu Dhabi (Le Louvre), New York et Paris, connu pour ses réalisations prestigieuses - l'Institut du Monde Arabe, le musée du Quai Branly ou la Fondation Cartier à Paris, la Dentsu Tower à Tokyo ou l'extension du musée de la Reine Sophie à Madrid-, lauréat de nombreux prix, Jean Nouvel a conçu un musée symbolisant la rose des sables, liant la mer et le désert dans une approche très contemporaine.
Le musée dont le projet a été présenté à New York récemment, sera construit autour d’un bâtiment historique déjà existant, le palais Fariq Al Salatah, datant de 1901, devenu musée du patrimoine depuis 1975.
Pensé et conçu comme une institution entièrement nouvelle, "Ce musée est un caravansérail moderne", selon Jean Nouvel. "A partir d’ici vous laissez derrière vous le désert, avec ses images qui restent gravées dans la mémoire, et cet établissement deviendra la voix d’une culture leur délivrant un message de modernité, de la métamorphose et la beauté qui se passe quand le désert rencontre la mer ".
Situé sur un site de 140 000 m² à l’extrémité sud de la Corniche de Doha, il sera le premier monument visible par les voyageurs arrivant de l’aéroport.
Le projet repose sur un assemblage de roses des sables, les disques servent à la fois de toiture, de murs, de sols et de terraces. Les disques, des dalles en béton armé, cachent des poteaux; les façades vitrées comblent les vides entre les disques pour alimenter le bâtiment en lumière naturelle.
Le Musée National du Qatar utilisera des matériaux contemporains comme l'acier et le ciment Ductal, très performant, teinté aux couleurs du désert.
Le projet est composé d'une grande galerie de 86 000 m², d'une galerie annexe de 21 500 m², de 2.000 m² consacrés aux expositions temporaires, d'un auditorium de 220 places, d'un forum de 70 places avec un studio de télévision, deux cafés, un restaurant et une boutique.
Des installations séparées sont prévues pour les groupes scolaires et les invités de marque.
Un laboratoire de recherche sur le patrimoine, d’autres pour la restauration et le stockage de ces vestiges ont également été conçus.
La visite du musée abordera trois thèmes majeurs liés entre eux à travers une boucle de galeries: d'abord l’histoire naturelle de la péninsule de Qatar, avec sa flore et sa faune qui se sont adaptés à cet environnement intense de sable et la mer, ensuite l’histoire sociale et culturelle du Qatar, avec ses traditions, l’interaction entre le peuple et le monde naturel, enfin l’histoire du Qatar en tant que nation, à partir du XVIII ème siècle à aujourd’hui.
Jean Nouvel explique son concept: "Doha était un petit village de pêcheurs de perles ou arrivaient les caravanes. Aujourd'hui son développement est lié au gaz et au pétrole: le grand écart par rapport au passé, surtout si l'on y ajoute la télévision Al-Jazira, qui est la voix du Moyen-Orient. C'est tout cela qu'il faudra montrer et cela explique que la programmation ait pris des mois avant le choix du projet final."
La culture bédouine sera au coeur du contenu bien que très difficile à matéraliser: les objets de la collection comportent des tentes, des objets peints a la main, des tissages délicats. Le musée mettra donc en valeur les traditions bédouines à travers les contes, les photos et les supports audiovisuels.
La collection comportera environ 8000 objets: des éléments archéologiques -souvent découverts par des équipes d'archéologues français-, des éléments d'architecture, des costumes et tissus, des bijoux, des éléments décoratifs, des livres, des documents historiques et objets de voyage.
Le musée présentera également des armes et objets de la période des guerres tribales. Les éléments de la collection couvrent la fin de l'Age de Glace (8000 BC), l'Age de Bronze (2000-1200 BC) ainsi que les époques Hellénistique et Islamique.
Le parc dans lequel est installé le musée reproduira les paysages du désert au Qatar. Les jardins du musée sont spécialement conçus pour le climat intense du Qatar: les plantations comprendront des herbes et des plantes indigènes, comme les grenadiers, les palmiers dattiers, les herbes et l’arbre national du pays, le Sidra -que l'on retrouve également dans le design du nouveau Palais National des Congres, dont la forme du bâtiment est inspirée du Sidra. L’aménagement paysager comprendra aussi des dunes de sable.
Le musée devrait être terminé en 2013. Son coût n'a pas encore été révélé.
Merci à Valérie Ward pour la réalisation de ce dossier
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Voyage : Abu Dhabi, par Véronique Appert
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La capitale des Emirats arabes unis, Abu Dhabi, offre des attractions charmantes à explorer : campement dans le désert, plage, croisière entre les îles, shopping, zoo, bain aux sources chaudes, construction de musées prestigieux…
Pour visiter cette mégalopole moderne et verdoyante, on peut démarrer par une promenade sur la corniche le long des gratte-ciels miroirs et une baignade sur la plage publique, avant de se lancer dans une séance shopping au zouc ou au mall.
Abu Dhabi possède ensuite des lieux incontournables comme la célèbre mosquée Sheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan, troisième plus grande au monde, l’Heritage Village ou la Fondation Culturelle.
D’ici 2012, quatre musées fabuleux sortiront des sables : un Guggenheim, un nouveau Louvres, le centre des arts vivants de Zaha Hadid et le Musée maritime du Japonais Tadao Ando.
Les environs d’Abu Dhabi constituent un vrai paradis pour les amateurs de conduites tout terrain. Des tours opérateurs organisent des excursions de un ou deux jours, avec 4-4 dans les dunes, promenade en dromadaires, surf, dîner arabe au campement et danse du ventre.
Pour une journée au calme, les montagnes du Hajar sont un bon refuge ; une vue magnifique sur l’émirat s’observe au pic de Djebel Hafeet, situé à 1h30 d’Abu Dhabi en voiture. En redescendant, des sources chaudes au Green Mubazzarah attendent le visiteur.
L’étape suivante est Al Ain avec son musée national, ses plantations de palmiers, et son zoo, le plus grand du monde arabe.
Au large de la capitale flottent quelques 200 atolls désertiques, peuplées d’oiseaux et de tortues, qu’il est possible d’atteindre en bateau privée. Abu Dhabi aménage actuellement ses îles afin de créer des lieux de villégiatures.
La réserve naturelle de l’île de Sir Bani Yas, accessible à partir de Jebel Dhanna à environ 240 km à l’ouest d’Abu Dhabi, est l’une des attractions les plus intéressantes ; elle abrite de nombreux animaux (lamas, girafes, autruches, gazelles, oryx d’Arabie, flamands roses, dauphins et tortues de mer géante), ainsi que des vestiges chrétiens du septième siècle.
Pour plus d’information : www.visitabudhabi.ae/fr
Merci à Véronique Appert pour la réalisation de ce dossier |

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| Lusail City, par Richard Valette |
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«…Lusail est un symbole visionnaire, symbole d’inspiration et d’imagination.
35 kilomètres carrés en développement en bord de mer vont être progressivement transformés en « world class city » ou 200 000 habitants vivrons, travaillerons… »
Lusail est la nouvelle extension au nord de la ville de Doha, sur le front de mer.
Elle est prévue pour être le plus grand lotissement du pays et couvrira une surface de 35 millions de mètres carrés.
Situé à côté de Pearl. Apres le nouveau quartier de West bay et blue lagoon, Le projet de développement est chiffré à 5.5 milliards d'US$.
Il contiendra : deux marinas, des zones résidentielles, des zones commerciales, deux terrains de golf, une zone de divertissement, des centres commerciaux, des mosquées, des écoles et des centres médicaux…
Les marinas :
Globalement la zone des marinas est située à la fin méridionale de Lusail, près de West bay, elle devrait devenir un secteur attrayant et accueillant.
Les maisons y ont été conçues pour offrir une richesse et un large éventail de possibilités. Tous les résidents, indépendamment du type de maisons choisies, auront un accès privilégié à la mer.
Autre intérêt de cette zone, le mélange de restaurants et de boutiques assurera à la marina une très bonne desserte de services.
Tout ceci sera construit dans une architecture moderne juxtaposée à la conception qatarie traditionnelle pour créer un ensemble de caractère.
Doha entertainment distict :
Atmosphère de fête dans la zone de divertissement de Doha.
Les festivités et une atmosphère de carnaval seront quotidiennes avec un choix de théâtres, d’attractions, de restaurants gastronomiques, de produits internationaux renommés, un paradis (ou un enfer selon le cas) du Shopping… sur un secteur de 100 hectares, la zone de divertissement de Doha sera une destination pour des loisirs rivalisant avec les villes les plus importantes du monde.
Un point focal pour les familles, les résidents locaux, les visiteurs internationaux et les touristes En soirée, néons et feux d'artifice…
Corporate office Park :
Le parc de bureaux d’entreprises sera situé sur une étendue vaste et ouverte, peuplé d’immeubles de bureaux peu élevés et aménagé en parc dans le style d’un campus.
Le Corporate office Park sera un endroit de recherche et de travail. De nombreuses entreprises devraient s’y installer notamment les principales compagnies d'énergies…
Fox hill :
Son emplacement et ses équipements étendus feront de la zone de collines de Fox Hill l'épine dorsale de Lusail.
L'essence de cette zone sera l'équilibre harmonieux entre les bâtiments commerciaux, résidentiels et civils.
Vie tranquille, commode, contemporaine. Les grandes mosquées seront implantées à l'une et l'autre extrémité de la zone, le tout couvert de palmiers. Vers le centre de la zone de collines de Fox hill, des bâtiments entre 5-9 étages avec 30 à 40 commerces ainsi que des bibliothèques scolaires, un centre médico-social et des équipements civils créeront une dynamique.
La zone est destinée aux maisons mais également aux hôtels de luxe et aux appartements de service.
Waterfront :
Évoquant l'esprit d'une ville arabe traditionnelle, la zone de bord de mer sera composée de rues sinueuses enroulées autour du rivage.
Magasins et restaurants en sont les dispositifs principaux.
Une plazza, une fontaine, des cafés, un cinéma, des jardins botaniques d’intérieurs, amphithéâtre extérieur et la lagune…avec le cachet caractéristique d'un souk traditionnel mais moderne.
Boulevard commercial district :
Le coeur de l'activité de Lusail combine bâtiments commerciaux élevés et une ambiance apaisante pour créer : le boulevard commercial district.
À l'extrémité Est du boulevard sera édifié un gratte-ciel formant le coeur du secteur Commercial de Lusail., la zone aura l'atmosphère d'une grande avenue contenant juste quelques bâtiments civils, espaces piétons et une foule de magasins de meubles de luxe et de voitures (showrooms).
Palm alees :
Un des environnements vivants les des plus attrayants dans Lusail sera assurément la zone de « Palm alees ».
Les rues de la zone seront élégantes et rayées par des rangées de palmiers verts, évoquant une atmosphère rafraîchissante et plaisante pour des activités en plein air comme la marche, le vélo ou permettrons apprécier simplement l’environnement.
Les nombreux parcs seront entrelacés par des chemins en méandres.
Zone pour les familles résidentes, dotée d’écoles, de mosquées…
The golf :
Deux parcours de golf 18 trous de championnat se nicheront parmi le paysage au nord de Lusail pour former la zone de golf.
Ce sera également une zone de choix pour les amateurs de chevaux et d'équitation avec le centre équestre de Lusail : un service dernier cri où les résidents pourront posséder une écurie avec leurs chevaux comme des étalons Arabes…
La zone du golf offrira un espace de détente, endroit confortable à vivre, où les résidences les plus prestigieuses auront de superbes vues.
Trois lotissements séparés, chacun avec entrées automatiques formeront un ensemble d'un seul bloc.
Autour : Parcs, grands espaces ouverts, écoles, mosquées et magasins.
Island resorts :
Une collection d'îles dont « Nautilus island » - maisons, plages et hôtels 5* fascinants. Bienvenue à Island resorts !
Island resorts est caractérisé par de longues plages ou les hôtels 5* y seront fascinants et exclusifs…
Le niveau du service sera parmi le plus haut et le plus luxueux de la région du Golfe - Choix d'équipements luxueux comprenant bungalows au nord, clubs privés au centre et luxueux hôtels au sud.
Corniche :
Deux petites îles entoureront une crique protégée pour créer un asile sûr pour les yachts et les croiseurs sur la zone de la Corniche.
Une série de ponts et de passages couverts ingénieux permettra l'accès facile vers les îles, servant d'invitation aux visiteurs attirés par l'attrait de ce lieu unique. Ou que vous soyez sur la Corniche, vous ne serez qu’a quelques minutes d’un endroit calme et vous pourrez vous y détendre et apprécier la tranquillité du bord de mer.
Résidents et visiteurs seront attirés par les restaurants au bord de l’eau servant de la cuisine fine - Repas mémorables et Vues bien plus mémorables…
Annoncé en décembre 2005 et en cours de réalisation, Lusail city devrait permettre à des étrangers d'acheter une propriété sur une base de bail de 99 ans, quelques unes des unités seront vendues comme propriété foncière.
La date d'achèvement du projet est prévue en 2010….
Article de faceQatar http://ufeqatar-reseau.ning.org
Ce réseau à pour but de faire se rencontrer la communauté Française du Qatar, proposer ou se joindre à des activités, sorties, soirées.
Posté par Richard Webmaster ufe Qatar
Les photos et les ressources proviennent du web -références ci-dessous- et sont à prendre comme une information brute et non vérifiée, d’ou peut être quelques méprises involontaires…
Sources :
www.vertexproductions.com/doha.php www.rayyanmarina.com/Rayyan_Marina_Brochure.pdf
www.lusail.com
Merci à Richard Valette pour la réalisation de ce dossier
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| A la découverte des perles, par Valérie Ward |
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Que vous soyez amateurs de perles ou non, vous ne pourrez pas être insensibles à l’exposition originale, à la scénographie bien orchestrée, présentée par le Musée d’Art Islamique de Doha du 30 janvier au 30 avril 2010.
Pensiez-vous avoir un jour l’occasion de découvrir, en une seul et même lieu, à Doha, le tapis indien Baroda comprenant plus d’un million et demi de perles, un diadème Chaumet datant de 1897 ou la Perle d’Asie?
L’occasion également de découvrir plus de 500 bijoux et perles, parmi lesquelles des perles noires de Tahiti et celles de la famille Al Fardan, qui détient le plus grand stock de perles naturelles du Golfe.
Avant de partir à la découverte des perles et des chercheurs de perles, auxquels s’intéresse de près l’exposition, voici une définition de la perle et quelques éléments pour tordre le cou à certains mythes…
Le Dr Hubert Bari, minéralogiste, longtemps Maître de conférence au Muséum national d'Histoire naturelle à Paris, revient pour nous sur la définition de la perle «Une perle est une concrétion composée de carbonate de calcium, d'un liant organique et d'eau, produite par un mollusque à coquille en réaction à la présence d'un irritant. » La concrétion a, en principe, la même composition que la coquille, toutes deux formées pas le tissu mantellaire de l’animal. Une perle peut être libre ou adhérer à la coquille. Le carbonate de calcium peut exister sous ses deux formes minéralogiques habituelles, l’aragonite ou la calcite.
Contrairement à ce que l’on a toujours appris, affirme-t-il, les perles ne se forment pas à partir d’un grain de sable. « Les perles naturelles se forment lorsqu'un irritant parvient à s'introduire à l'intérieur de la coquille d'un mollusque. Certains vers sont ainsi capables de faire leur chemin à travers la coquille.
Le mollusque produit alors de la nacre pour se protéger de l'intrus. On a ainsi parfois retrouvé des vers, mais également de petits poissons au cœur même de certaines perles. Le facteur déclenchant est le déplacement de cellules épithéliales dans le manteau, déplacement provoqué par l'intrusion du parasite.
Une autre croyance populaire veut que seules les huîtres produisent des perles. Rien de plus faux ! Tous les bivalves, les gastropodes et même les céphalopodes peuvent produire des perles. »
La perle est la seule « pierre précieuse » (ou gemme) naturellement belle, n’ayant besoin d’être ni taillée ni polie par l’homme.
Les perles naturelles représentent aujourd’hui une part marginale de l’activité économique du fait de leur rareté : dans le Golfe Arabe, 2000 huitres doivent être ouvertes avant qu’une seule perle ne soit trouvée. Ce chiffre se monte à une pour 20.000 dans les Caraïbes, région connue pour ses perles roses.
Composées à 90-92% de carbonate de calcium, 4-5% d’eau et 4-5% d’une substance organique semblable aux ongles humains, le « concholin », les perles tiennent leur coloration de composants organiques tels que la mélanine, dans le cas des perles noires. Les couleurs peuvent s’estomper après une exposition prolongée a la lumière du soleil.
Si les perles de culture étaient déjà produites par les Chinois plusieurs centaines d'années avant la perliculture moderne, leur développement commercial est dû aux Japonais.
La culture de perles est étroitement liée au nom de Kokichi Mikimoto, l’aîné d’une famille modeste de neuf enfants. En 1893 il produit ses premières perles non naturelles en plaçant un petit morceau de nacre dans des coquillages. Dès 1904 il en produit 24.000 par an. En 1916, après avoir passé un accord avec M.M. Mise et Nishikawa, les détenteurs du procédé de la culture perlière, il commence à produire à grande échelle et atteint une production de 10 millions de perles ce qui lui permet d’ouvrir des magasins à Londres, Paris, New York, Chicago et Bombay.
Longtemps il souhaita lancer la production de perles sphériques, ce qu’il réussit au bout de longues recherches. Vous pourrez découvrir le travail de Mikimoto grâce au grand collier « grappes de raisins » en or blanc et diamants orné de perles noires de Tahiti formant des grappes.
Dans la région du Golfe Arabo-persique, les perles ont longtemps été la première source de revenus, jusqu’à la découverte du gaz et du pétrole. Si elles ont perdu de leur importance dans les échanges quotidiens, elles sont toujours collectionnées et fascinent encore grâce à leur beauté et le rôle qu’elles jouent dans le patrimoine national : comme l’illustre l’exposition, le Qatar est fier de ce pan d’histoire et a souhaité mettre ses chercheurs de perles à l’honneur.
La légende veut que la couleur rosée des perles de la région vienne du sang versé par ceux qui les cherchaient.
Au fil des ans, Qatar Museums Authority (QMA) a acquis une collection unique, l’une des plus conséquentes au monde, comprenant notamment un assortiment de perles d’une dizaine de mollusques de variétés différentes.
L’exposition “Pearls” présente des pièces provenant du monde entier, aussi bien de la collection de QMA que des bijoux du Royaume-Uni (British Museum) ou du Japon (Albion Art Museum).
Vous pourrez commencer par le tapis Baroda : orné de centaines de saphirs, rubis, diamants, or et perles (on estime à 1.5 million le nombre de perles de Basra*, ce qui représente l’équivalent de plus de 750 millions d’huîtres), il aurait été tissé en Inde en 1865. Le Tapis de perles aurait été commandé par le Maharajah de Baroda qui souhaitait l'offrir pour la tombe du Prophète Mohammed, située à Médine. Le Maharajah est décédé avant que la donation ne soit faite, et le tapis est resté dans sa famille. Mis en vente en 2009 par Sotheby’s et acquis par QMA, le tapis aurait été adjugé pour une valeur de 5.5 millions de dollars.
Le même Maharajah possédait également le “collier de Baroda”, collier unique et précieux dont deux rangées de perles ont été mis en vente en 2007 pour un montant de 8 millions de dollars !
*Perles de Basra: les bijoutiers indiens appellent les perles “perles de Basra” sûrement en référence à Bassora en Irak, jadis le plus grand centre de commerce perlier du Golfe.
Vous pourrez poursuivre par les bijoux, nombreux, qui vous permettront de voyager à travers le temps : le diadème Chaumet orné de perles, d’argent et de diamants datant de 1897; la broche Chaumet des années 1900; la broche Tarantula de Stefan Hemmerle; la broche “Chrysanthème” de Thomas Faerber, l’un des plus beaux bijoux connus comportant des perles, présenté à Paris en 1900 lors de l’Exposition Universelle; la broche Magnolia comprenant la plus grande perle rose connue des Caraïbes (119.11 carats), la broche Art Déco 1930 créée pour la Reine Mary, épouse de George V; les colliers Chanel, notamment “Éléments célestes” avec ses 2025 diamants blancs (31.5 carats), 352 diamants noirs et une perle de culture d’un diamètre de 19,6 mm.
Bref retour en arrière sur le contexte dans lequel ces bijoux européens ont été créés : popularisées par les reines et rois, essentiellement anglais et français, les perles ont commencé à intéresser les bourgeoisies européenne et américaine à partir du XIXe siècle. En 1900 l’Art Nouveau incorpore des perles dans des bijoux uniques, à l’esthétique recherchée, aux formes de fruits, de pétales de fleurs ou d’insectes, imaginés par Lalique, Fouquet ou Tiffany. Ce n’est qu’au XXIe siècle que les perles plus rares comme la perle “Melo” font leur véritable apparition auprès d’une clientèle aisée.
Il est impossible de s’intéresser aux perles sans évoquer Coco Chanel qui commença à apprécier les perles pendant l’entre-deux guerres au point d’en faire sa signature. Son long collier de perles est devenu un classique, détourné par Chanel joaillerie dans une approche plus contemporaine depuis quelques années.
Sachez que l’on trouve des perles aux quatre coins du monde, même dans le Cercle polaire. Les plus grosses vont jusqu’à 6 kg !
En sortant du Musée, vous ne verrez plus la perle posée sur un coquillage géant de la Corniche du même œil…
Musée d’Art Islamique : 422 44 44.
Du 30 janvier au 5 juin 2010.
Du dimanche au vendredi, de 10h30h à 17h30.
Fermeture le mardi. Le vendredi, ouverture de 14h a 20h.
Adultes: 20 QR, gratuit pour les -16 ans.
Pour plus d’informations : www.mia.org.qa
Merci à Valérie Ward pour la réalisation de ce dossier |










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